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Le Blog

10
Nov

Accompagnement en ingénierie pédagogique chez D2SI

J’ai rencontré D2SI en tant que client en 2009 – 2010, je cherchais à recruter un consultant Lean / Agile pour mon équipe. À l’époque déjà j’avais particulièrement apprécié le contact avec le commercial de D2SI qui a pris le temps d’écouter mon attente, qui m’a posé des questions pertinentes en rapport avec mon propos (ce qui n’est pas toujours le cas !), pour finalement me faire rencontrer Bruno Chassagne qui a rejoint mon équipe d’alors. Le positionnement développement durable de D2SI m’avait intrigué, j’avais rencontré Laurent et Marc pour en savoir plus et j’ai fortement apprécié le projet éclectique et éthique de D2SI.

Dernièrement lorsque j’ai raconté à Laurent mes recherches et développements en matière d’ingénierie pédagogique à travers le laboratoire des technologies sociales, et le serious game Kanbanzine, cela a résonné avec le projet IceLab de D2SI. Laurent m’a demandé de lui faire une proposition d’accompagnement à laquelle j’ai répondu avec plaisir. C’est une vraie chance de pouvoir transmettre ce qui me passionne auprès d’une entreprise dont j’apprécie la vision.

Je travaille depuis pour D2SI et plus particulièrement avec Chloé Manen et Christine Ebadi sur deux axes :

  • L’organisation d’un labso dont l’objectif est de développer l’usage des réseaux sociaux pour 12 collaborateurs D2SI de Septembre à Octobre 2014
  • L’accompagnement de la création de l’offre IceLab et plus particulièrement de Chloé et des consultants formateurs de D2SI afin de transmettre des techniques d’ingénierie pédagogique pour créer des formations originales, efficaces et ludiques

Sur la base de mon expérience de formateur et d’un travail de fond sur le changement des systèmes humain, j’ai co-créée le laboratoire des technologies sociales dont le but est de créer des espaces d’apprentissages sociaux. En effet j’ai fait le constat que les formations classiques (un expert qui transmet du savoir) sont souvent ennuyantes, permettent rarement une mise en pratique rapide et manquent d’impacts concrets sur notre quotidien. Ceci s’explique par le fait qu’elles oublient d’utiliser la force de la co-création, la puissance de l’apprentissage par la pratique, les connaissances, même partielles, des participants, qui, une fois mises en commun, dépassent presque toujours celles du formateur.

J’ai fondé la société YisY pour aider mes clients à préparer leur futur, en innovant en terme d’organisation, de management et de conduite du changement. La formation est une composante essentielle du changement. Je la transforme en facilitation pour activer l’intelligence collective, en expérience pour maximiser l’apprentissage, en occasion d’échange et d’écoute de l’autre pour tisser des liens décuplant la puissance de chacun.

Seul je vais plus vite, ensemble on va plus loin.

Les principes fondateurs du labso sont simples :

  1. On apprend mieux par la pratique, ou par l’exemple, la démo, ou par la discussion et l’interaction
  2. On apprend mieux à plusieurs, ensemble, en groupe
  3. Tout apprentissage nécessite du temps, de l’inscrire dans la durée
  4. Poser des questions est souvent plus puissant que donner des réponses pour créer du savoir, poser les bonnes questions est encore mieux (les bonnes questions étant celles qui maximisent les échanges, les discussions, la co-création et qui minimisent la résistance au changement et la rétention d’information)
Ces principes invitent à revisiter les formations selon les directions suivantes :
  • Si on a des slides, préférer les images, les histoires, interroger les participants sur les slides ou les concepts
  • Partir des exemples, des démos, de la pratique pour ensuite construire la théorie
  • Créer de l’interaction entre les participants
  • Préférer plusieurs sessions courtes à une session longue, pour permettre l’expérimentation entre les sessions
  • Utiliser des serious game quand c’est possible et que cela fait du sens

Après 3 mois d’accompagnement et le labso sur le développement de l’usage des réseaux sociaux terminé, je comprends mieux la valeur ajoutée du coach-formateur. Par exemple, j’avais écrit sous forme de guide Solution Focus, des questions que les participants devaient se poser entre eux : Par quelle toute petite action allez-vous commencer dès la fin de cette session ? Qui peut vous aider pour y arriver ? Comment verrez-vous que vous progressez ? Qu’est-ce que les autres diront ? Comment vous sentirez-vous ? La grande majorité des participants ont eu des difficultés à répondre à ces questions alors que lorsque je les pose moi-même, j’arrive systématiquement à avoir des réponses. Je pense donc que je vais adapter mes formats de formation en incluant un coaching bref individuel de 15-30 minutes entre les séances.

A noter que dès que le temps nous le permettra, avec Nicolas Stampf co-créateur du labso, nous mettrons à jour le site internet en accord avec le slideshare de description et nous partagerons en licence libre les guides de facilitation que nous avons utilisé jusque-là. De plus, une charte des labso est en cours de création, avec l’ambition d’essaimer autour du monde… À suivre !

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